Mosquées et médiations

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Graziella Vella

Résumé

Comment travailler en terrain miné lorsque le malaise est palpable, le vocabulaire guerrier: privatisation, envahissement de l’espace public, communautarisme, débordement, risque de contagion de l’espace public par le religieux? Comment déjouer les catégories ou l’imaginaire négatif qui s’ouvre quand on aborde la question de la mosquée? En se saisissant de la singularité du projet de mosquée.
Une mosquée est un lieu dont on ne sait pas à l’avance de quoi il s’agit, dont les limites sont floues, car ses usages sont variables, flexibles selon les temporalités de la journée ou de l’année; un lieu qui brouille les frontières, les catégories, car ce qui devrait être tenu séparé – le cultuel, le culturel, l’éducatif, le sportif… – y est, au contraire, enchevêtré; un lieu à haut potentiel d’articulations troublant ce qui devrait aller de soi. Apprendre de ce trouble plutôt que de chercher à le canaliser selon un modèle de fonctionnement idéal, multiplier les connexions possibles entre acteurs, entre lieux, entre usages, faire exister d’autres versions de l’espace public, «médier»… c’est ce qui a été expérimenté au sein de l’atelier Terrains d’architecture et qui est relaté dans cet article.

Détails de l'article

Comment citer
VELLA, Graziella. Mosquées et médiations. CLARA Architecture/Recherche, [S.l.], n. 2, p. 87-96, juin 2014. ISSN 2593-5747. Disponible à l'adresse : >https://clararevue.ulb.be/OJS/index.php/CLARA/article/view/43>. Date de consultation : 21 ao?t 2019 doi: https://doi.org/10.3917/clara.002.0087.
Rubrique
Dossier thématique