Les flâneurs, observateurs du «paysage des grandes cités» dans le quartier du West End à Londres au début du XIXe siècle

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Dana Arnold

Résumé

L’histoire des villes et des espaces a été largement limitée aux récits de la vie des architectes et de leurs commanditaires ou de leur planification. À l’opposé, cet essai s’attache à la façon dont des individus peuvent servir à expliquer des réseaux de relations sociales, culturelles et spatiales ou à les articuler.
Les acteurs spécifiques qui m’intéressent sont les cousins londoniens des «flâneurs» de Charles Baudelaire, observateurs nonchalants du «paysage des grandes cités», qui se sentent chez eux dans le flot anonyme de la foule urbaine. Mon intention est ici d’explorer les relations entre l’individuel et la foule urbaine dans le cadre particulier du quartier du West End de la ville de Londres du début du XIXe siècle. Londres, une cité moderne avec ses nouveaux spectacles urbains, créait une atmosphère de rêve pour le flâneur. La nouveauté de ces espaces donnait une impression de perte des repères spatiaux, et faisait de l’environnement urbain une expérience étrange et sublime. Ce genre de réaction était le résultat de la relation établie entre la nouvelle société métropolitaine (avec ses flâneurs) et les nouveaux espaces urbains.

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Comment citer
ARNOLD, Dana. Les flâneurs, observateurs du «paysage des grandes cités» dans le quartier du West End à Londres au début du XIXe siècle. CLARA Architecture/Recherche, [S.l.], n. 1, p. 123-131, mars 2013. ISSN 2593-5747. Disponible à l'adresse : >https://clararevue.ulb.be/OJS/index.php/CLARA/article/view/15>. Date de consultation : 21 ao?t 2019 doi: https://doi.org/10.3917/clara.001.0123.
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